Mélanie Joachim
  • Je suis diplômée de l’école supérieure d’ostéopathie Paris, diplôme que j ai obtenu après 6 années d’études, conforme aux critères exigés par l’Organisation Mondiale de la Santé.
  • Je suis également titulaire d’un certificat en formation pédiatrique.
    Membre du syndicat français dès ostéopathes.
  • Je pratique l’ostéopathie structurelle, viscérale, myo fasciale et crânio sacrée.
Presse

Boulay n’est pas un désert médical

Mélanie Joachim ressuscite l’ostéopathie

Par Jean-Marie MATHÉ • Correspondant de La Semaine • 12/03/2014 à 17h12

Boulay n’a rien d’un désert médical. En plus de l’hôpital et de deux pharmacies, neuf médecins généralistes y pratiquent ainsi que 11 infirmières, quatre dentistes, cinq kinésithérapeutes, quatre orthophonistes, une sage-femme et un pédicure. Cette semaine, gros plan sur Mélanie Joachim, une ostéopathe qui s’est récemment installée à Boulay.

Le cou un peu raide, le dos qui coince ou la hanche qui bloque… beaucoup ont désormais le réflexe « ostéo ». Depuis le 19 septembre dernier, à Boulay, il est maintenant possible de consulter.
Originaire des Yvelines, Mélanie Joachim, 26 ans, a ouvert, depuis six mois son cabinet place Georges Clemenceau. « J’ai toujours voulu être ostéopathe. Plus jeune, j’aimais bien masser, notamment mes parents », avoue la titulaire d’un Bac S, passée par l’ESO (école supérieure d’ostéopathie). Son diplôme d’ostéopathe (DO) est reconnu par l’Etat. Durant six ans, elle a notamment suivi l’enseignement des pathologies et des techniques musculo-squelettiques (« on fait craquer »), myofasciales (ou techniques douces), viscérales et crâniennes.

Profession reconnue

Avant 2002, l’ostéopathie était considérée comme un exercice illégal de la médecine et pouvait conduire les précurseurs devant les tribunaux. Les formations dans l’Hexagone existent aujourd’hui et auraient même tendance à susciter des vocations : 70 écoles privées à 7-8000€/an, pour 2 500 à 3 000 nouveaux diplômés par an, pas tous également formés. Désormais, un nouveau décret impose une formation unique de six ans d’études dans 15 écoles.

« C’est un plus pour la profession. Ostéopathe est un métier à part entière, une philosophie apparue à la fin du XIXème siècle. Ce doit être un choix, une certitude, une passion. C’est dur et l’investissement financier est lourd. », explique Mélanie, qui ne regrette pas son installation à Boulay.

Rapide bouche à oreille

Mélanie est l’un des 20 000 praticiens en France répartis entre médecins-ostéopathes, masseurs-ostéopathes et ostéopathes à 100%, soit 1 pour 3 300 habitants. La Moselle avec 1 pour 8 à 9 000 habitants est plutôt dépourvue face à des régions saturées comme la Provence-Côte d’Azur (1 pour 1 800 habitants.

Suite à un bouche à oreille très rapide et élogieux, le cabinet de Mélanie, ouvert du lundi au samedi ne désemplit pas. Confier son corps et ses douleurs aux mains d’un ostéopathe n’est pas une démarche anodine  : il remet en mouvement les différentes parties de l’organisme.  «  On n’est pas médecin mais, en ostéopathie, ce sont les douleurs fonctionnelles qui sont traitées, c’est-à-dire quand l’organe n’est pas lésé. Après l’anamnèse, l’interrogation du début de la consultation, il faut être en confiance et je manipule doucement  », explique-t-elle. Des caissières victimes de troubles musculo-squelettiques (TMS) aux sportifs souffrant de luxation, de torticolis ou de tassements de vertèbres, en passant par des personnes âgées ou des bébés , « l’ostéo » soulage.

Le vécu d’un patient, son histoire, est parsemé d’événements douloureux plus ou moins refoulés. Les tissus du corps humain les gardent en mémoire et peuvent entraîner des symptômes physiques. Ainsi, la douleur psychosomatique sera toujours présente le temps du blocage au niveau de la tête et du psychisme  : l’ostéopathe n’y changera rien, par contre le psychologue oui.

La semaine prochaine, découvrez Céline Gaillot, pyschologue-clinicienne.